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Consolider l'avenir des Pensions - Ma vision |
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La législature qui vient de se terminer prématurément a vu la réalisation de plusieurs objectifs importants que le PS s’était fixés pour les pensions : - beaucoup de pensions ont augmenté de plus de 10% durant la législature ;
- les pensions minimums des travailleurs salariés sont désormais, comme le PS s’y était engagé, au-delà des 1.000 € par mois et un important rattrapage des pensions minimums des indépendants est intervenu. Celle-ci sont en bonne voie pour atteindre ce même niveau ;
- le nombre de personnes qui payent la cotisation de solidarité a été diminué de plus de moitié et celle-ci ne touche plus que les pensions qui sont globalement supérieures à 2.050 € par mois ;
- le système belge des pensions a fait l’objet d’un inventaire exhaustif (le « Livre vert ») et ce qui en ressort c’est que, si le vieillissement de la population constitue effectivement un défi, ce qui importe avant tout c’est de renforcer la solidarité du système et donc les pensions obligatoires : le premier pilier. Il s’agit d’un des enjeux majeurs des prochaines élections fédérales.
Les pensions sont finançables dans le cadre de leur calcul actuel même s’il est certain que leur poids dans la sécurité sociale sera plus important à l’avenir. Il est donc important de sécuriser leur financement en accompagnant au mieux le changement de société que la présence demain plus importante des aînés implique. Le PS entend poursuivre dans la voie du financement sécurisé des pensions mais aussi améliorer le sort des aînés. Quelques mesures en ce sens : - augmenter les pensions minimums de manière à les porter au même niveau que le salaire minimum. Ceci signifie une pension minimum pour un isolé à 1.150 € net par mois;
- la Garantie de revenu aux personnes âgées est désormais au-dessus du seuil de pauvreté c'est-à -dire 900 € par mois le PS n’acceptera pas que celles et ceux qui ont connus de grandes difficultés lors de leurs vie tombent dans la pauvreté une fois l’âge de 65 ans atteint. Il s’engage donc à faire progresser cette allocation en fonction du bien-être ;
- les pensions, comme les autres revenus de remplacement lorsqu’ils sont perçus depuis un certain temps, ont tendance à décrocher des salaires. Il est important d’établir une liaison systématique entre tous les revenus de remplacement et les salaires selon une périodicité et des modalités à négocier avec les partenaires sociaux ;
- il est absurde que les augmentations de pension mènent à une récupération fiscale de celles-ci. Il faut aménager les règles de calcul du précompte professionnel afin de traduire mieux qu’aujourd’hui les augmentations de pensions brutes en augmentations nettes ;
- une des conclusions évidentes du Livre vert sur les pensions est qu’il faut permettre (voire inciter) à un plus grand nombre de personnes de travailler plus longtemps. Le maintien à l’emploi doit être réalisé en offrant aussi aux aînés la possibilité de rester dans les entreprises notamment par des efforts de formation (il n’est pas inutile de former des personnes de plus de 45 ans !) et d’amélioration des conditions de travail pour ceux-ci (congés adaptés, faculté de pension à temps partiel…). Ceci dit, le PS reste attaché à un âge légal de pension de 65 ans. En effet, cela n’a pas de sens de retarder le droit d’accéder à la pension alors que la plupart des travailleurs ne travaillent généralement plus à l’âge de 60 ans ;
- s’il faut inciter les entreprises à maintenir les possibilités d’un emploi de qualité pour les plus âgés, un encouragement des plus âgés à rester à l’emploi, lorsque ce choix leur est offert, est aussi un plus pour le financement de la sécurité sociale. En ce sens, il faut proroger et adapter le bonus de pensions en fonction de l’âge de départ à la retraite et de la durée de la carrière ;
- un effort de financement des pensions doit permettre de porter graduellement le calcul des pensions des isolés à 75% des salaires perçus lors de la carrière contre 60% aujourd’hui ;
- les difficultés de la vie (licenciement, maladie, invalidité, maladie des enfants…) peuvent entraîner une perte de revenu conséquente durant la vie active. Il n’est que normal que les personnes indemnisées au long de leur carrière dans ces circonstances conservent leur droits en pension. Clairement, le PS veut préserver « l’assimilation » de ces périodes dans le calcul des pensions et demande même leur élargissement notamment pour les maladies des enfants ;
- le PS tient aussi à réaffirmer son attachement au système de pensions des fonctionnaires mais il faut renforcer la pension légale des contractuels de la fonction publique tout en préservant le statut des nommés ;
- le PS souhaite une démocratisation du 2ième pilier pour permettre à chacun d’atteindre le seuil de bien-être (1.500 € par mois). Ceci suppose une amélioration des règles sociales et de contrôle ;
- il convient d’augmenter le plafond du travail autorisé des pensionnés notamment après l’âge de 65 ans et de revoir les modalités de sanction en cas de dépassement des montants autorisés.
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